Nous ne remettons pas en cause la nécessité d’une voie routière permettant une traversée plus fluide et plus sécurisée de notre département sur son axe nord / sud. Un projet réaliste tenant compte des préoccupations de la population dans sa globalité pour se munir d’un accès répondant aux besoins de développement de notre région nous parait vital. Par contre, nous ne pouvons accepter le tracé prévu pour le projet A154 coupant Saint Prest en deux et livrant à une concession autoroutière privée la nationale N154 entre Dreux et Chartres. Nous estimons que ce projet, non seulement dénature complètement notre cadre de vie à Saint Prest mais il constitue une "arnaque" manifeste pour tous les Euréliens: |
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- Payée une première fois, la Nationale 154 devenant autoroute, on nous demanderait d’en payer un droit d’accès (sous forme directe via un péage ou indirecte si elle devait être « gratuite » pour les Euréliens, via nos impots par un reversement à la société autoroutière). Nous devrions encore financer les moyens de contournement pour finalement revenir à la situation que l’on connaissait il y a 20 ans.
- Nous insistons sur les nouveaux risques d’accidents occasionnés par ce nouveau tracé à travers les communes aujourd’hui détournées (entre Dreux et Chartres) et sur le retour aux nuisances pour leurs habitants.
- Mentionnons aussi la perte d’utilité de service public de cette nationale qui dessert l’ensemble des communes avoisinantes. Nous ne pouvons sérieusement pas envisager des sortie entre Dreux et Chartres sur une autoroute privée.
- Nous nous interrogeons aussi sur la nécessité d’une autoroute à grande vitesse sur cet axe.
Le Grenelle de l’Environnement n’a t-il pas remis en cause la nécessité de construction de nouvelles autouroutes :
-> engagement N° 14 du Grenelle : " …établir et évaluer une programmation régionale des infrastructures de transport (voir aussi chapitre gouvernance). La réalisation d'infrastructures nouvelles doit aller de pair avec l’amélioration des services, de la maintenance et de l’exploitation des réseaux existants".
Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets de prouver qu'il n'était pas possible de faire autrement. La priorité ne sera plus au rattrapage routier mais au rattrapage des autres modes de transport. Ne peut on financer les transports alternatifs en réduisant les crédits affectés à la construction de route
Nicolas SARKOZY, discours de clôture du Grenelle de l'Evironnement.
En ce qui concerne Saint Prest, nous recueillons toutes les nuisances que peut apporter une autoroute qui traverserait notre village (le Gorget est à quelques dizaines de mètres du tracé prévu) :
- Sonore : même avec des murs anti bruit, comment penser sérieusement ne pas être touchés par la traversée continue de véhicules roulant à 130 km à travers notre vallée sous des vents dominants
- Pollution : que l’on arrête de nous faire croire qu’il n’y a pas plus écologique que les autoroutes … L'autoroute se trouverait à proximité de notre collège.
- Visuel : la traversé de notre village par un viaduc qui a peu de chance de ressembler à celui de Millau.
- Tranquilité : une autoroute aux sorties nord et sud de Chartres apporterait inévitablement un flux de circulation supplémentaire conséquent à notre village et nécessiterait l’ajout inévitable d’une route supplémentaire pour répondre à l’obligation de contournement gratuit des autoroutes => Adieu les promenades tranquilles entre St Prest, Lèves et Champhol.
- Aucun avantage pour les St Prestois avec une sortie sud vers la N10 et une sortie nord à Poisvilliers.
=> Qu'adviendra-t-il de notre patrimoine immobilier ?
Ce tracé vieux de plus de 30 ans a été concu à une époque oû l'urbanisation était beaucoup moins importante (collège, le Gorget) et dans un but de poursuite de la rocade. Il n'était alors pas question de viaduc autoroutier.
La solution proposée aujourd'hui est inacceptable pour nous, Saint Prestois, mais aussi pour l'ensemble de la population.
Nous ne pouvons passer à coté de l'oportunité de faire évoluer notre infrastructure routière. Il éxiste plusieures alternatives plus respectueuse de l'environnement et des population.
C'est vers ces solutions qu'il faut se positionner.